La réponse naturopathique pour la protection du cerveau

 

 

Que faire pour les problèmes de dépression, d’anxiété ?

Le corps et l’esprit ne sont pas séparés, bien que la science

moderne ait créé cette coupure entre la psychologie et l’anatomie/

physiologie. Les sentiments, la pensée, la cognition dépendent de l’interconnexion des neurones qui nécessitent les bons nutriments pour bien fonctionner. Inversement, une physiologie défaillante des cellules nerveuses, provoquée par une alimentation inadéquate, pourra entraîner des problèmes psychologiques et comportementaux.

En cas de situation de stress, il faut d’abord supplémenter en magnésium.

Les vitamines nécessaires pour lutter contre la dépression sont les vitamines B1, B5, B6, B9, E, la choline ; les minéraux sont le zinc, le magnésium, le manganèse, le calcium.

On se reportera au paragraphe « Protéger son cerveau »  (ci-contre)

pour comprendre le rôle des acides aminés utiles contre la dépression ; ce sont les précurseurs des neurotransmetteurs : tyrosine, tryptophane, phénylalanine, glutamine, acide aspartique.

 

La prise d’oligoéléments pourra aussi aider à combattre la

dépression : manganèse-cobalt (oligosol) ou cuivre-or-argent, selon la diathèse.

 

Les oméga 3 contribuent à diminuer l’anxiété.

Le millepertuis est un inhibiteur de la monoamine oxydase

et de la recapture de la sérotonine (en teinture mère, 50 gouttes

3 fois par jour ou 1 gélule 4 fois par jour).

Ginkgo biloba est conseillé pour la dépression de la personne âgée, car il augmente les sites récepteurs de la sérotonine ; on prend 30 à 50 mg 3 fois par jour du produit dont la concentration en flavonoïdes doit être de 24 %.

Le safran semble être aussi efficace qu'un anti-dépresseur (comme l'imipramine ou le prozac) pour combattre la dépression -ou même les effets secondaires des anti-dépresseurs. 

 

Quelques compléments

 

NB : Ne pas prendre du 5-HTP ou du tryptophane en même temps que des antidépresseurs et des re-capteurs de la sérotonine (demander un avis médical).

Protéger son cerveau : généralités

Il s’agit sans doute de l’aspect actuel le plus préoccupant du

vieillissement, en raison du nombre croissant de personnes âgées

atteintes de troubles cérébraux divers (perte de mémoire, dépression, insomnie…) ou de démences séniles.

Prenons l’habitude de pratiquer des soins de nature préventive,

pour conserver notre bonne santé.

 

Équilibre endocrinologique et hormonal

L’équilibre endocrinologique et hormonal, particulièrement

l’équilibre glycémique, est indispensable à la santé du cerveau.

Se reporter au paragraphe « Contre le diabète » 

 

Maintien de l’équilibre physique du corps

L’exercice physique comme le tai-shi, le yoga, les ateliers d’équilibre sont une solution en cas de problème de chute, de perte d’équilibre.

Le soin des pieds est très important (éviter l’hallux valgus).

 

Eviter certains médicaments

  • benzodiazépines

  • anticholinergiques (antidépresseurs, somnifères, anxiolytiques)

  • anti-acides

  • anti-cholestérol

Protéger son cerveau : la mémoire

La mémoire est un mécanisme complexe, mais de manière schématique,

on distingue :

  • la mémoire à court terme ou mémoire de travail, qui sert à retenir des informations sur une courte durée et qui permet la réalisation d’une tâche. Par exemple, elle permet de retrouver ses clés qu’on a rangées dans un tiroir, sa voiture qu’on a garée dans une rue ;

  • la mémoire à long terme qui comporte la mémoire sémantique

(des concepts, du sens des mots, des connaissances théoriques) et la mémoire épisodique (des faits vécus, des sensations, des événements de la vie). Elle constitue en quelque sorte notre histoire, notre autobiographie.

 

Que faire pour conserver sa mémoire et ses facultés cognitives ?

  • acquérir de nouvelles connaissances ;

  • apprendre à connaître ses différents types de mémoire et à

pallier leur faiblesse ;

  • pratiquer de façon intensive la lecture qui met en jeu l’attention, la reconnaissance des mots (mémoire sémantique), la reconnaissance visuelle (mémoire de représentation), la mémorisation de faits, d’événements (mémoire épisodique) ;

  • s’adonner à des exercices qui aident à la mémorisation, à la vie

pratique et à la satisfaction d’une tâche accomplie.

Entretien de la mémoire

Chacun peut inventer des moyens techniques lui permettant d’exercer cette (ou ces) mémoire(s), ou se référer à des livres ou des sites qui en donnent.

Pour parler d’expérience personnelle, quand je n’arrive pas à retrouver un nom – le plus fréquent des problèmes de mémoire –, je récite l’alphabet, je pense à des prénoms, j’établis des liens à partir du contexte dans lequel j’ai connu la personne, je visualise son visage ; parfois cela suffit, parfois il faudra un élément déclenchant visualisation d’une autre personne qui a le même prénom, d’un partenaire dans un film s’il s’agit d’un acteur… Chacun construit sa propre mémoire, ses exercices spécifiques… Et n’oublions pas qu’il faut se motiver pour « retenir » car on retient mieux ce qui plaît.

Il existe aussi des programmes de stimulation cognitive

 

Restaurer la sensibilité de l’hypothalamus, améliorer les connexions neuronales
  • Faire de la marche à pied rapide, des exercices aérobiques, pratiquer la réflexologie plantaire sur les zones correspondant à la tête (les orteils).

  • Normaliser l’équilibre des neurotransmetteurs du cerveau, prendre des stimulants cognitifs : ceci est développé dans la partie Nourrir son cerveau

 

Nourrir son cerveau 

Il faut maintenir une bonne vascularisation du cerveau, agir sur la mémoire, la concentration, l’humeur.

Notre façon de nous nourrir influe sur notre façon de penser et de ressentir, nos déséquilibres alimentaire et biochimique également.

Une alimentation carencée ou déséquilibrée peut entraîner dépression, anxiété, baisse de la mémoire. N’oublions pas que le système digestif contient cent millions de neurones et produit autant de neurotransmetteurs que le cerveau. La sérotonine, par exemple, est produite aux deux tiers par l’intestin !

Il faut nourrir son cerveau :

 

Avec des acides gras

Le cerveau est riche en DHA (oméga 3), nécessaire à l’apprentissage, la mémorisation, et qui a un effet antidépresseur. Les oméga 3 augmentent le débit sanguin du cerveau, sont anti-inflammatoires.

Une théorie (pas encore vérifiée) leur attribuerait un rôle dans l’encodage des souvenirs, grâce aux lipoprotéines* (composées d’acides gras essentiels et de phospholipides).

En complémentation, on peut prendre 1 000 mg de DHA/EPA par jour.

L’alimentation sera riche en poisson : trois poissons gras par semaine (richesse en DHA/EPA, en vitamine D et en zinc nécessaire à la fabrication de l’ARN).

 

Avec des vitamines B 

Les vitamines B2, B6, B9, B12, la TMG (triméthylglycine) diminuent le taux d’homocystéine, dérivé toxique de dégradation de la méthionine. Des apports faibles en nutriments et un taux d’homocystéine élevé sont des facteurs de déclin de la mémoire.

Certains résultats d’une étude épidémiologique menée depuis 22 ans montrent que les tests cognitifs les moins bons chez les personnes âgées normales sont associés avec un taux modérément augmenté d’homocystéine. La maladie d’Alzheimer,quant à elle, est accompagnée d’un taux élevé d’homocystéine et d’un taux faible de vitamines B9 et B12. La vitamine B12, notamment, aurait un effet protecteur sur le cerveau des personnes âgées.

Veiller à la qualité des vitamines B, en particulier de la vitamine B9: éviter l'acide folique et préférer le méthylfolate (connu aussi sous le nom d'acide folinique, folinate de calcium, méthyltétrahydrofolate)

 

Avec des antioxydants

En particulier les vitamines A, C (il faut augmenter les apports de vitamine C d’un gramme par dizaine d’années selon le naturopathe Patrick Holford), la vitamine E, le sélénium, le zinc, le coenzyme Q10.

La protection du cerveau contre l’oxydation augmente l’apport d’oxygène.

Les antioxydants améliorent la circulation et réduisent l’inflammation.

Soulignons le lien étroit entre le fonctionnement du foie et les fonctions cognitives. D’où l’importance de détoxiner, drainerle foie régulièrement et chaque fois que le besoin s’en fait sentir…

 

Avec des précurseurs des neurotransmetteurs et des phospholipides

  • Contre le déficit de mélatonine, notons l’influence positive de la lumière, des vitamines B3 et B6 et du magnésium (qui sont nécessaires à la transformation du tryptophane en sérotonine, elle-même précurseur de la mélatonine). Dans l’alimentation, tomate et banane favorisent sa production.

  • L’attention, la concentration dépendent du neurotransmetteur noradrénaline, fabriqué à partir d’un acide aminé, la tyrosine, qu’on peut prendre seule dans les cas de surmenage (elle augmente la résistance au stress).

  • Le DMAE (diméthylaminoéthanol) est une substance naturelle, précurseur de la choline. Il facilite la synthèse de phosphatidylcholine,précurseur du neurotransmetteur acétylcholine, qui est le neurotransmetteur par excellence de la mémoire.

La lécithine de soja (+ vitamine B1) contient de la phosphatidylcholine qui se transforme en choline libre, précurseur d’acétylcholine.

Le pyroglutamate est issu de la glutamine (acide aminé le plus abondant dans le corps). La glutamine peut suffire pour améliorer la mémoire et les fonctions mentales ; le pyroglutamate augmente la production d’acétylcholine et a un effet positif sur son nombre de récepteurs ; il améliore la communication entre le cerveau droit et le cerveau gauche.

La phosphatidylsérine (en synergie avec le DHA) combat le déclin de la mémoire lié à l’âge. C’est un phospholipide essentiel des sites récepteurs de l’acétylcholine.

La baisse du système cholinergique accompagne le vieillissement du cerveau.

En résumé, une formule en nutriments essentiels pour le cerveau contient (selon P. Holford) : phosphatidylcholine, phosphatidylsérine, diméthylaminoéthanol, pyroglutamate.

 

Dans quels aliments trouve-t-on le plus les acides aminés importants pour le cerveau ?

 

 

Certaines plantes ont une action bénéfique sur le cerveau

  • Ginkgo biloba améliore la microcirculation, la mémoire, la concentration, l’énergie, l’humeur.

  • Panax ginseng, adaptogène, est un stimulant de l’énergie physique et mentale, activateur du

système endocrinien (aide à l’assimilation des minéraux et des vitamines).

  • Ashwaganda ou « ginseng » indien stimule la mémoire. Cette plante adaptogène améliore aussi 

l'endurance et  la masse musculaire (in : Alternatif Bien-être, août 2016)

 

                                                                                   

Quelques compléments

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
Le stress

Le stress à doses modérées est un aiguillon pour la mémoire ; à fortes doses, il augmente la libération de cortisol qui endommage le cerveau et entraîne une diminution de la mémoire (et du centre de tri de la mémoire).

Les émotions positives ont aussi un effet stimuémorisation:  les neurotransmetteurs noradrénaline et dopamine jouent un rôle dans le transfert des émotions vers la mémoire à long terme.

 

Pratiquer la cohérence cardiaque:

http://www.passeportsante.net/fr/Therapies/Guide/Fiche.aspx?doc=la-coherence-cardiaque

 

 

 

 

 

 

Elisabeth Lacombe Carraud. Santé et anti-vieillissement. Diplôme de naturopathe à Toulouse

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