En savoir plus sur le vieillissement et la longévité

 

 Une des questions principales est de déterminer quelles sont les limites de la longévité humaine. Selon le chercheur américain Roy Walford, la longévité humaine serait de 120 ans ; d’autres avancent le nombre de 150 ans…

La longévité maximale est une caractéristique de l’espèce, mais c’est un paramètre insuffisant pour étudier le processus de vieillissement.

Des chercheurs étudient les différents facteurs influençant la longévité.

On note des différences qu’on n’explique pas pour l’instant,

par exemple :

  • les femmes vivent plus longtemps (serait-ce dû aux oestrogènes ? aux deux chromosomes* X ?…) ;

  • la taille de l’individu : si on compare les espèces, les animaux à taille plus grande ont une longévité plus grande, mais à l’intérieur d’une espèce comme chez l’homme, les personnes de plus petite taille vivent plus longtemps… ;

  • les sopranos vivent plus vieux que les altos et les mezzos (Est-ce dû à leur taille plus petite, à un taux d’oestrogènes plus grand ?) ;

 

Certaines hypothèses favorisant la longévité sont à retenir :

  • les conditions géographiques : climat doux et constant, altitude voisine de 1 500 m, pureté de l’air ;

  • la qualité de l’alimentation et de l’eau ;

  • le mode de vie : exercice quotidien, vie tranquille, sans stress, cadre de vie agréable…

 

Mais certaines observations relèvent du paradoxe :

  • le paradoxe français : avec l’influence bénéfique de la consommation de vin ;

  • après 85 ans, l’hypertension artérielle deviendrait un facteur bénéfique ;

  • taux élevé de cytokine* IL-6 ou de cortisol* chez les centenaires, alors que ces mêmes taux relèvent d’état morbide chez des personnes plus jeunes…

Certains facteurs de longévité relèvent probablement de phénomènes génétiques (taille, sexe…) , tandis que d’autres viendraient du mode de vie, de l’alimentation, de l’environnement… 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pistes de recherche

  • Une équipe américaine va mettre en place une étude pour tester une molécule : la metformine, utilisée pour le traitement du diabète de type 2. Les personnes traitées avec ce médicament présentent moins de maladies cardio-vasculaires, moins de cancers et vivent en moyenne 8 ans de plus que les personnes non diabétiques (in : Alternatif Bien-Etre, n°115, avril 2016)

  • On pourrait fréner le raccourcissement des télomères grâce à une bonne hygiène de vie et une alimentation choisie riche en nutriments comme les acides gras oméga 3 et le resvératrol. Une plante adaptogène l'astragale (utilisée surtout pour renforcer le système immunitaire) active la production de télomérase, enzyme qui agit sur la longueur de télomères.

Elisabeth Lacombe Carraud. Santé et lutte contre le vieillissement. Diplôme de naturopathe à Toulouse

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