Neurophysiologie de la mémoire

 

L’hippocampe* (partie interne et antérieure de chaque lobe temporal) est nécessaire à la mémoire à long terme (il est affecté dans les amnésies post-traumatiques). Les régions préfrontales mémorisent les sensations, la partie moyenne du lobe temporal restitue le souvenir dans sa totalité ; le niveau d’attention concerne les structures entre le lobe pariétal et le lobe occipital.

 

Du point de vue neurophysiologique, les différents types de mémoire sont chacune « localisée » dans des endroits spécifiques du cerveau :

la mémoire épisodique (des faits vécus, des sensations) : dans le cortex préfrontal, l’hippocampe et le thalamus ;

la mémoire sémantique (mémoire des concepts, du sens des mots) et la mémoire de représentation (mémorisation d’une image, d’un visage… ; elle est inconsciente et permet d’identifier un élément

déjà rencontré) : dans le néocortex (partie principale du cortex) ;

la mémoire procédurale (répétition d’une action, habiletés motrices) : dans le cervelet et les noyaux gris centraux (dont le thalamus).

Lorsqu’il y a passage de la mémoire épisodique à la mémoire procédurale avec automatisation de la procédure, la mémoire procédurale fonctionne de manière autonome, d’où une meilleure efficacité.

 

Différents processus interviennent dans la mémoire :

  • le codage de l’information, transformée en une représentation qui a un sens ou une valeur ;

  • son stockage ;

  • son rappel ou récupération ;

  • et l’oubli…

Les patients déprimés ou sous médicaments ont souvent un problème d’encodage de l’information. Les patients atteints de la maladie d’Alzheimer souffrent d’un trouble de stockage de cette dernière (mise en mémoire) lié à une atteinte de l’hippocampe ; ils ne peuvent donc la récupérer. Les problèmes liés à la récupération de l’information se retrouvent chez les personnes âgées et les parkinsoniens.

Les molécules du système nerveux qui agissent dans la mémorisation sont les neurotransmetteurs (acétylcholine, dopamine…).

 

Une équipe de chercheurs de Zurich (Isabelle Mansuy) a découvert en 2003 la protéine de l’oubli qui permet d’effacer les souvenirs ou les empêche de se former : c’est une phosphatase, appelée Protein Phosphatase 1. L’oubli est un processus vital qui empêche la saturation des zones de la mémoire dans le cerveau ; il permet de ne pas tout mémoriser !

 

 

Restaurer la sensibilité de l’hypothalamus, améliorer les connexions neuronales

  • Faire de la marche à pied rapide, des exercices aérobiques,

  • Pratiquer la réflexologie plantaire sur les zones correspondant à la tête (les orteils).

  • Normaliser l’équilibre des neurotransmetteurs du cerveau, prendre des stimulants cognitifs : ceci est développé au chapitre Nourrir son cerveau

 

Elisabeth Lacombe Carraud. Santé et anti-vieillissement. Diplôme de naturopathe à Toulouse