Hypertension artérielle,arythmie, circulation
Cardio-vasculaire

 

Plus le taux d’homocystéine (acide aminé toxique) augmente (par manque de vitamines B6, B9, B12), plus la mortalité globale croît par accident thrombo-embolique et accident vasculaire cérébral (AVC).

Les risques cardiovasculaires peuvent augmenter également par déficit en vitamines C, E, A, en sélénium et en magnésium (la prise quotidienne de 100 mg de magnésium est associée à une réduction du risque de crise cardiaque de 22 % et d’AVC de 7 % ):

les vitamines C et E réduisent les risques de crise cardiaque, le bêta-carotène réduit les risques d’athérosclérose et d’accident vasculaire cérébral, le lycopène prévient les maladies de coeur. Le sélénium prévient la formation de caillots à l’origine d’accident vasculaire cérébral.

Une supplémentation de 100 mg par jour de coenzyme Q10 empêche la peroxydation des lipides, les pathologies cardiovasculaires et protège l’ADN des mitochondries. Il est préférable de combiner le traitement avec la carnitine et le magnésium.

La complémentation en acides gras oméga 3 est utile pour prévenir les AVC : l'EPA est plus efficace chez les hommes (dose de 2,5 à 3g par jour), le DHA chez les femmes (dose de 2,5 à 3g par jour). Tenir compte des apports alimentaires. 

La taurine renforce la fonction cardiaque (l’organisme la fabrique avec un bon apport de vitamine B6).

Les champignons adaptogènes maitake et reishi ont une action

bénéfique :

le maitake diminue la tension artérielle, le taux de glycémie (100 mg par jour) ;

le reishi, « élixir d’immortalité », ainsi que le shiitake diminuent le cholestérol, protège le système cardiovasculaire (angine de poitrine, athérosclérose).

 

Alimentation préventive

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les personnes à risque, diminution drastique des sucres et du sel, de l’alcool, apport d’ail, de poisson, de fruits frais, de calcium et de magnésium.

Rappelons que les acides gras saturés doivent représenter 25 % des lipides totaux et qu’on ne doit pas consommer d’huiles hydrogénées (produites par raffinage et chauffage excessif ). Les acides gras oméga 3 sont cardio-protecteurs : réduction des  triglycérides, action sur la dilatation des vaisseaux,  diminution du risque de caillots sanguins (phlébites, embolies).

Diminution des laitages (leurs graisses saturées augmentent les risques de surpoids et de pathologies cardiovasculaires) et du blé.

Thé vert : petite action diurétique, stimule la sortie des graisses du tissu adipeux.

Aïl noir fermenté sous forme alimentaire (c'est très bon, un peu sucré, sans le goût d'aïl): action favorable sur le cholestérol, l'hypertension,la fluidification du sang, les vaisseaux sanguins.

On pensera aux techniques de relaxation et on pratiquera un exercice régulier.

A lire à propos de l'aïl

http://www.doctissimo.fr/html/sante/phytotherapie/plante-medicinale/ail.htm

 

Plus spécifiquement :

Contre le syndrome X ou syndrome métabolique

On pourra prendre en compléments : des antioxydants, de la carnitine, du chrome en oligoélément, du coenzyme Q10.

La plante Garcinia module le taux de lipides sanguins, diminue l’appétit (attention à l’interaction avec les médicaments contre le diabète et l’hypoglycémie).

Du point de vue alimentaire, il faudra suivre les conseils donnés dans le chapitre sur l’alimentation, en augmentant les légumes par rapport aux féculents, les protéines (poissons) et les lipides essentiels oméga 3, au détriment des lipides saturés.

 

Exercice aérobique et anaérobique (n’augmente pas le risque cardiaque).

 

Quelques compléments

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La phaséolamine (extraite du haricot blanc) limite l’assimilation

des sucres, en neutralisant l’activité de l’alpha-amylase, ce

qui empêche la décomposition de l’amidon et des autres glucides

complexes.

La catéchine (polyphénol, flavonoïde) du thé vert maintient

un taux de cholestérol normal, retarde l’apparition de

l’artériosclérose.

Le resvératrol (polyphénol, flavonoïde) réduit les incidences

des maladies de coeur et d’accident vasculaire cérébral (il inhibe

la formation de caillots et de LDL). Il sera donc contre-indiqué

en cas de traitement anticoagulant. Il se trouve essentiellement

dans la peau et les pépins de raisin, donc dans le vin rouge (cf.

paradoxe français), mais aussi dans la racine de la renouée du

Japon.

En préliminaire : quand traiter une hypertension?

Voir l'article http://www.jydionne.com/faut-il-systematiquement-traiter-lhypertension/

 

On peut combattre une hypertension légère et débutante, en

accord avec son médecin, à l’aide de la phytothérapie (bourgeons): frêne, aubépine (Crataegus), olivier, feuilles et tige du gui (Viscum album).

La nutrithérapie pourra aider également :

  • bromélaïne, papaïne (fluidifiant, empêche la thrombose*),

oméga 3 (anticoagulant, hypotenseur, vasodilatateur) ; coenzyme Q10; l'allicine de l'aïl

  • oligoéléments : oligosols manganèse-cobalt, zinc-nickelcobalt,

chrome, composé de Lehning ;

  • calcium et magnésium sont nécessaires au contrôle de la tension artérielle.

  • le stabilium (omega 3) est intéressant dans la prévention des AVC.

L’orotate de magnésium (associé à la carnitine) prévient l’infarctus, mais les orotates ne sont plus autorisés.

Si on soupçonne un infarctus, en attendant les secours, utiliser sur le coeur l'huile essentielle d'hélichryse (Helichrysum italicum)

 

Contre l’arythmie

• En phytothérapie, l’aubépine permet de réguler le rythme cardiaque et d’apporter calme et apaisement des tensions.

• Oligoéléments : oligosols manganèse-cobalt, magnésium, potassium.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

* aide aussi à réguler la tension artérielle.

** ne pas dépasser la dose et ne pas prendre en continu.

 

 

Pour les problèmes circulatoires

En phytothérapie :

Ginkgo biloba est indiqué pour la microcirculation (du cerveau

notamment), le sorbier, le marronnier, le citron (une cuillère à café matin et soir en gemmothérapie, 50 gouttes), l’ail (fluidifiant sanguin) sont efficaces.

En nutrithérapie, on pourra complémenter avec :

• un complexe de vitamines B (la B1 et la B3 notamment agissent sur les engourdissements, les fourmillements) ;

• des antioxydants (flavonoïdes, rutine qui renforce les parois

cellulaires, pépins de raisin, écorce de pin, vitamine C) ;

• du silicium.

Les oligoéléments nécessaires sont l’iode (pour le retour veineux), le manganèse-cobalt, le chrome (diminue l’hyperviscosité du sang).

 

Quelques compléments

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour améliorer la circulation, faire une cure de compléments et/ou plantes à base de :

  • vigne rouge (quercétine des feuilles),

  • pépin de raisin (pro-anthocyanidines),

  • cassis,

  • olivier,

  • myrtille (la feuille réduit le risque d'AVC).

Ils sont tous riches en anti-oxydants.

Aromathérapie (en massage) :

Cyprès, menthe poivrée, citron, estragon

Une préparation à appliquer en massage 2 fois par jour

  • 50 ml d’huile de noisette ;

  • 5 ml de Cupressus sempervirens (cyprès) ;

  • 5 ml de Citrus limonum (citron) ;

  • 5 ml de Menta piperata (menthe poivrée).

 

L’augmentation du cholestérol peut avoir une composante

héréditaire, mais le mode de vie et l’alimentation jouent un rôle

extrêmement important : le manque d’exercice, une vie trop sédentaire, le stress favorisent l’augmentation du cholestérol.

Cependant, il ne faut pas le diaboliser, car il est indispensable à

l’organisme en tant que composant des membranes cellulaires, précurseur des acides biliaires, de la vitamine D, des hormones

stéroïdes et sexuelles…

Si vous constatez une tendance à une augmentation du taux de cholestérol, particulièrement du LDL (le « mauvais » cholestérol qui pourrait se déposer sur les parois des vaisseaux), il faudra :

veiller à la bonne santé du foie et de l’appareil circulatoire par

des cures de plantes au moins deux fois par an. Les plantes ayant une action sur le foie sont l’artichaut, le pissenlit, le chrysantellum (qui diminue le LDL) ; celles qui agissent bénéfiquement sur les veines sont le mélilot (qui régularise la fonction lymphatique), le cyprès, l’olivier ; sur les artères : le Ginkgo (antioxydant majeur), la petite pervenche ;

adopter le mode d’alimentation hypotoxique : diminuer les

acides gras saturés et les produits industriels, insister sur les poissons gras plutôt que la viande, sur les légumes, les haricots secs et le soja, la pomme, l’aubergine, les flocons d’avoine, l’ail et les agrumes. 

Le pamplemousse est efficace contre le surplus de cholestérol, selon l’étude du chercheur israélien Shela Gorinstein : les consommateurs d’un pamplemousse rouge quotidien ont vu leur taux de cholestérol total chuter de 15,5 %, le pamplemousse blanc ne fait chuter que de 7,6 % ; le pamplemousse facilite l’absorption de certaines molécules (flavonoïdes, certains médicaments…)

bouger, faire de l’exercice… L’exercice physique empêche les dépôts (par exemple du LDL dans les artères), active les organes éliminateurs (foie, reins, peau, poumons…), désacidifie les tissus, optimise la souplesse des muscles et articulations ;

diminuer le stress : avec le magnésium notamment (on normalise plus facilement le taux de cholestérol en ajoutant du magnésium au traitement classique).

 

On pourra prendre en alternance des compléments faisant

baisser le taux de cholestérol :

  • du polycosanol (alcools gras extraits de la canne à sucre),

  • du psyllium,

  • de la levure de riz rouge : la levure de riz rouge contient des monacolines, forme naturelle des statines (médicament

hypocholestérolémiant) ;

  • du coenzyme Q10 : les statines font diminuer son taux, qu’elles soient ou non naturelles, ce qui pourrait être nocif pour le muscle cardiaque 

  • du resvératrol et de la vitamine E (100 mg), particulièrement sous forme de tocotriénols qui inhibent l’oxydation du LDL (celui-ci est alors sans danger pour les vaisseaux) ;

  • du ginseng, de l’ail (contient du germanium) qui réduisent le

taux de LDL ; l'ail fermenté offre l'avantage d'un goût plus agréable

  • un totum de vitamines B (sachant que c’est surtout la vitamine

B3 qui fait baisser le taux de cholestérol) ;

Patrick Holford (2012)

« Ma recommandation serait de prendre de la niacine (vitamine B3) au lieu des statines… Elle fait baisser le taux de cholestérol LDL, du Lp(a), des triglycérides, fait monter le taux de HDL, réduit le risque de maladie cardiovasculaire…Pour un effet thérapeutique, il faut prendre 1000 mg par jour ou 500 mg deux fois par jour (ce qui fait disparaître en quelques jours les rougeurs, effets secondaires de la niacine). La forme inositol hexanicotinate ne provoque pas ces rougeurs mais n’a pas été restée sur la baisse du cholestérol. »

  • de la lécithine de soja, de la choline, des oméga 3, de la taurine ;

  •  le guggul (Commiphora mukul) : diminue le cholestérol et les

triglycérides, augmente le HDL ;

  •  les oligoéléments : chrome et soufre.

  • les phytostérols font aussi baisser le taux de cholestérol en réduisant son absorption intestinale. Il faut donc les prendre avant ou pendant le repas. Leur action est augmentée s’ils sont pris avec de la lécithine. Cependant, il faut savoir qu’ils diminuent le taux d’absorption  d’alpha et bêta-carotène. Les aliments qui en contiennent sont les amandes, les arachides, l’huile de sésame, les germes de blé, les graines de lin, le sarrasin, les pois chiches…

  • de aïl noir fermenté sous forme alimentaire (c'est très bon, un peu sucré, sans le goût d'aïl) ou en comprimés

 

 

Un quart des diabétiques de type 2 (diabète de la maturité et de la vieillesse) ont plus de 75 ans en France et la moyenne d’âge des diabétiques est de 65 ans. Cependant, malgré son appellation, le diabète de la maturité ou diabète gras, concerne maintenant aussi des populations de plus en plus jeunes, dont l’alimentation est trop riche en sucre et en graisse, ce qui entraîne un surpoids. L’insuline, qui normalement fait pénétrer le glucose dans les tissus pour la production d’énergie, joue mal son rôle (c’est ) en raison d’un terrain héréditaire amplifié par le surpoids et un mode de vie sédentaire. La masse graisseuse favorise l’utilisation des acides gras plutôt que du glucose, dont le niveau ne cesse d’augmenter

(hyperglycémie), provoquant stimulation et épuisement du pancréas qui sécrète l’insuline.

Il est indispensable de réformer son mode de vie et, en premier lieu, son alimentation.

 

En ce qui concerne l’alimentation, il conviendra de suivre le traitement de l’obésité :

  • consommer du poisson (plutôt que de la viande rouge) pour les acides gras oméga 3, des fruits et des légumes, des épices douces régulatrices de la glycémie comme la cannelle, le clou de girofle, le fenugrec (qui contient un acide aminé

hypoglycémiant) ;

  • associer toujours les glucides à des protéines et des fibres (qui font baisser l’indice

glycémique des aliments) ;

  • éliminer les sucres rapides (les remplacer par du xylitol), éviter le sel, le café, l’alcool ;

  • cuire à une température inférieure à 100 °C pour limiter la production des produits

terminaux de glycation* (poisons produits par réaction entre les protéines et les sucres),

éviter le brunissement des aliments qui accélère la glycation.

 

En phytothérapie, on pourra faire appel au noyer, au genévrier, à la bardane,

à Galega officinalis (contient de la guanidine) hypoglycémiante, stimulant insulinique, soutien de l’axe hypophyso-pancréatique.

Une complémentation oligothérapique d’oligosols zinc-nickel-cobalt et de chrome soutiendra le pancréas ; le manganèse-cobalt régulera l’axe hypothalamo-pancréatique.

 

 

En nutrithérapie, les compléments suivants pourront être utiles :

 

  • l’acide alpha-lipoïque est inhibiteur des premières étapes de la

glycation (l’huile de son de riz rouge en est riche ainsi qu’en

coenzyme Q10) ;

  • les enzymes bromélaïne, papaïne, soulagent le fonctionnement            

du pancréas ;

  • la taurine prévient la rétinopathie diabétique, le coenzyme 

Q10 diminue le risque de phlébite ;

  • la carnosine est un antioxydant, inhibiteur de la glycation ;

  • le glutathion avec la vitamine B3 et le chrome réduisent

l’hyperglycémie (par régulation de l’activité du récepteur à

l’insuline) ;

  • le Gymnema sylvestris équilibre le taux de glycémie, élimine

la détection du goût sucré, les feuilles de banaba contiennent

de l’acide corosolique, insuline naturelle qui ne génère pas de                                  

gras;                                                                                                                                               L'ananas contient de la bromélaïne               

  • les vitamines B6, B8, A, C, E, ainsi qu’une forme particulière

liposoluble de la vitamine B1 : la benfotiamine ;

  • le magnésium, le sélénium, le zinc,

  • la feuille de myrtille stimule la sécrétion d'insuline, protège les vaisseaux sanguins

 

 

Quelques noms de produits pour équilibrer la glycémie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elisabeth Lacombe Carraud. Santé et anti-vieillissement. Diplôme de naturopathe à Toulouse

Cholestérol
Diabète

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelques compléments pour diminuer le cholestérol

 
 

 

 

 

Problèmes cardio-vasculaires, métaboliques et pulmonaires