Le cerveau qui vieillit normalement

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le nombre de neurones diminue très lentement au cours du vieillissement, mais les ramifications des dendrites continuent à se multiplier (ce sont les supports des associations d’idées, de la mémoire, du raisonnement). Une diminution de l’activité intellectuelle entraînun appauvrissement des réseaux, d’où la nécessité de maintenir des activités cérébrales, par exemple dans le cadre d’activités de loisirs :

lecture, jeux de cartes, mots croisés, pratique d’un instrument de musique, apprentissage du chant, de la danse, etc.

Certaines zones du cerveau perdent plus vite leurs cellules comme le cervelet, ce qui entraîne une perte de la coordination et de l’équilibre.

La vascularisation se détériore (occlusion d’artères cérébrales qui peut passer inaperçue).

Les fonctions cellulaires s’altèrent.

La dégénérescence se manifeste par des plaques séniles (dans la maladie d’Alzheimer, mais aussi chez des vieillards qui n’en sont pas atteints) et par la dégénérescence neurofibrillaire des neurones (neurofilaments anormaux qui deviennent fréquents après 70 ans).

Le vieillissement du cerveau s’accompagne souvent de troubles du sommeil, de la mémoire, de l’attention, sans pour autant qu’il y ait dégénérescence sénile.

 

Troubles de la mémoire

Les troubles apparaissent relativement tôt. Ils peuvent être liés à l’atteinte des processus de codage, de stockage, de rappel.

La mémoire à court terme diminue à partir de 30 ans, mais cela n’a sans doute pas d’impact sur les capacités intellectuelles.

Il n’y a pas de détérioration de la mémoire à long terme chez les personnes âgées (sauf pathologie), mais le rappel est plus long et plus difficile.

La mémoire épisodique (des faits vécus) s’affaiblit avec l’âge, en raison de troubles du codage ou de la récupération.

La mémoire sémantique (faits généraux, concepts) est peu atteinte, sauf dans le cas des démences séniles.

De manière générale, le rappel des souvenirs prend du temps chez les personnes âgées, cette difficulté diffère selon les périodes de la vie dont on veut se souvenir. Les souvenirs qui perdurent le plus correspondent à la période 10-30 ans (déterminante pour la construction de l’identité) ; par contre, s’effacent presque complètement les souvenirs infantiles et s’effacent peu à peu les souvenirs des 20 dernières années.

Chez les malades d’Alzheimer, pour lesquels la mémoire à court terme semble la première atteinte, il y a perte des processus

accompagnant la récupération des souvenirs. La mémoire épisodique et la mémoire sémantique se détériorent, ce qui induit de faux souvenirs.

 

Troubles de l’attention

Les troubles de la mémoire sont souvent liés à ceux de l’attention.

L’attention sélective diminue avec l’âge, ainsi que la capacité à traiter simultanément plusieurs sources d’information. Si la capacité d’attention diminue, la mémoire est altérée.

Ces troubles entraînent des difficultés dans les actes quotidiens, une anxiété et des troubles du caractère qui sont constants chez

la personne âgée : émotivité accrue, sensiblerie, impatience et nervosité… dues à des modifications hormonales, mais aussi à la prise de conscience de ses faiblesses. Ces petits troubles fonctionnels ne sont pas la conséquence des lésions organiques (démences). On observe, par imagerie fonctionnelle, une réduction du débit sanguin cérébral dans les zones concernées, mais on ne sait pas si c’est la cause ou la conséquence du ralentissement cérébral.

Les fonctions cognitives se dégradent peu chez les gens non touchés par les maladies du cerveau. C’est ce qu’on appelle en anglais le MCI (mild cognitive impairment).

On peut faire un test cognitif à l’adresse http://natuvie.wordpress.com/2011/04/28/testez-letat-cognitif-de-votre-cerveau-2/

 

 

Elisabeth Lacombe Carraud. Santé et anti-vieillissement. Diplôme de naturopathe à Toulouse